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Syndrome de l’intestin irritable : ce que Rome V change pour les patients

  • Photo du rédacteur: Bruna Touchard Cabinet diététique
    Bruna Touchard Cabinet diététique
  • 22 juin
  • 2 min de lecture


Ballonnements, douleurs au ventre, diarrhée, constipation ou alternance des deux… Le syndrome de l’intestin irritable (SII) est l’un des troubles digestifs les plus fréquents. Pourtant, il reste souvent mal compris.

Avec la publication des critères de Rome V en 2026, notre compréhension du SII évolue. Cette nouvelle version confirme que le syndrome de l’intestin irritable n’est pas seulement lié au stress ou à l’alimentation. Il s’agit d’un véritable trouble qui concerne les échanges entre l’intestin et le cerveau.


Une maladie complexe aux multiples causes

Les recherches récentes montrent que plusieurs mécanismes peuvent intervenir :

  • une sensibilité excessive de l’intestin ;

  • un déséquilibre du microbiote intestinal ;

  • des changements dans le fonctionnement des mouvements de l’intestin ;

  • une légère inflammation persistante ;

  • des facteurs psychologiques, hormonaux ou liés à l’environnement.

Chaque personne présente une combinaison différente de ces facteurs, ce qui explique pourquoi les symptômes varient beaucoup d’un patient à l’autre.


Ce que Rome V apporte de nouveau

Rome V représente une avancée importante. L’objectif n’est plus seulement de décrire les symptômes, mais aussi de mieux comprendre ce qui les provoque.

Cette approche permet de mieux reconnaître les différents profils de patients et d’adapter davantage les traitements et les conseils à chaque situation.


L’alimentation : importante mais pas suffisante

L’alimentation reste un élément essentiel de la prise en charge. Le travail peut porter sur les habitudes alimentaires, les fibres, les horaires des repas ou encore les FODMAPs lorsque cela est utile.

Mais Rome V rappelle qu’une amélioration durable repose souvent sur une approche plus globale qui inclut aussi :

  • l’activité physique ;

  • le sommeil ;

  • la gestion du stress ;

  • les thérapies comportementales ;

  • les traitements médicaux si nécessaire.

Dans ce contexte, l’accompagnement par un diététicien spécialisé dans les troubles digestifs aide à adapter les conseils alimentaires à chaque personne, à éviter les restrictions inutiles et à mettre en place une stratégie réaliste sur le long terme.


Une approche multidisciplinaire

Le syndrome de l’intestin irritable peut avoir un impact important sur la qualité de vie. C’est pourquoi les recommandations actuelles encouragent une prise en charge coordonnée entre plusieurs professionnels de santé.

Cette vision est au cœur de mon engagement au sein de DigesTeam, un réseau de professionnels spécialisés dans les maladies digestives. L’objectif est de proposer aux patients un accompagnement basé sur les connaissances scientifiques les plus récentes et adapté à leurs besoins.

Si vous souffrez de symptômes digestifs persistants, une évaluation diététique spécialisée peut être une première étape importante pour identifier les aliments ou situations qui déclenchent vos symptômes et trouver des solutions adaptées à votre quotidien.


À retenir

Rome V confirme que le syndrome de l’intestin irritable est une maladie complexe qui implique l’intestin, le cerveau, le microbiote et de nombreux facteurs liés au mode de vie.

Aujourd’hui, la prise en charge ne se limite plus aux restrictions alimentaires. Elle repose sur une approche personnalisée visant à améliorer durablement les symptômes et la qualité de vie. Un accompagnement diététique spécialisé fait pleinement partie de cette démarche globale et adaptée à chaque patient.

 
 
 

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